The Small Issue

Mon enfant n’aime que les pâtes, que faire ?

Lise 24 novembre 2017 Food
3 à 8 ans : la néophobie alimentaire

Qui peut se targuer de ne jamais s‘être inquiété(e) à la vue de son enfant boudant son assiette encore à moitié pleine?
Pas nous ! Pourtant dieu sait qu’on a de la ressource et plus d’un tour dans notre shopping bag, mais la croissance de notre descendance est un sujet touchy sur lequel il est difficile de se détendre et de prendre du recul.

À tort…

Tout d’abord, sachez que l’enfant est un spécimen très complexe, qui malgré l’amour immodéré qu’il porte à ses parents, arrive à détecter leurs moindres failles et s’y engouffrer pour obtenir ce qu’il veut (oui, oui, on peut parler de machiavélisme). Ce qui veut dire que plus nous nous acharnerons à lui faire manger des brocolis (parce que c’est bourré d’antioxydants de fibres et de vitamines), plus il sentira qu’il y a un coup à jouer en luttant. Lire en sous-titré : quel plaisir de voir maman s’inquiéter pour moi !

C’est ainsi qu’on alimente un cercle vicieux : j’insiste, il se braque, je m’inquiète et insiste de plus belle, il se braque encore davantage, jusqu’au drame familial. Et il faut savoir qu’à ce jeu là l’enfant est toujours gagnant, il aura notre peau (cheveux blancs, rides prématurées et palpitations comprises).
Petit debrief de la situation…

La néophobie :

Les enfants entre 3 et 8 ans, plus ou moins selon les caractères, traversent une grande phase de refus alimentaires, appelée de façon barbare la néophobie ou peur de la nouveauté.
Pour faire simple, il rejette à peut près tout ce qui n’est pas des pâtes, des frites, du riz, du jambon ou steak haché à quelques variantes près.

Les risques ?

Il n’y en a pas.
Aucun enfant de pays développé n’a de problèmes de santé directement lié à un manque nutritionnel. Tout simplement, parce qu’aucun enfant ne bannie tout un groupe d’aliment (hors problème précis d’anorexie infantile très exceptionnel).
Que ce soit des tomates cerises, des quartiers de pomme, du raisin, des bâtonnets de carottes (le cru passe toujours mieux que le cuit à cet âge là)… suffisent pour lui apporter fibres et vitamines.
S’il boude le lait et les yaourts, proposez lui du fromage (gratins, pizza maison ..).

Beaucoup d’enfants amoureux des animaux se mettent aussi à refuser de manger de la viande. Pas de panique, c’est souvent très passager. Et la plupart du temps, il en mangera quand même s’il ne la repère pas (hachis parmentier, lasagnes, lardons, nuggets de poulet, saucisson …) et acceptera les oeufs et/ou le poisson.
NB : Même si on peut louer sa bonne intention, il est préférable qu’un enfant en pleine croissance mange au moins un peu de protéines animales pour son apport en B12 et en fer.

Les solutions?

  • Feindre l’indifférence. Il ne veut pas de brocolis/boeuf/yaourt/tomates (rayez la mention inutile), « Quel dommage c’est pourtant délicieux, tu ne sais pas ce que tu loupes. »
  • Manger à coté de lui ce qu’il refuse en faisant mine de se régaler
  • Ne pas se décourager et continuer régulièrement d’en préparer et de lui proposer.
  • Mettre toujours à table un féculent qu’il aime (pâtes, riz, pommes de terre …) afin qu’il se rabatte dessus en cas de refus du reste.
  • Proposer toujours une corbeille de fruits en dessert
  • Ne pas le priver de dessert parce qu’il n’a pas terminé son plat
  • Mais ne pas le laisser prendre 3 desserts parce qu’il n’a pas terminé son plat
  • Ne pas le laisser grignoter entre les repas (à part le goûter bien sur)

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